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    L'épidémie de SARS-CoV-2 frappe l'Europe depuis presque un mois maintenant. Du moins, nous en avons pris conscience à ce moment-là. Elle aurait commencé bien avant. La Chine, point de départpoint de départ de cette pandémie, est plus ou moins sortie de cette situation de crise. Pour autant, le nombre de morts communiqué par l'État chinois semble suspect. Pourquoi ? 

    Premièrement, lorsqu'on compare la situation italienne (11.500 morts pour l'instant) et européenne en général avec la situation chinoise (3.298 décès officiels), le décalage est criant. Certes, les mesures prises ont été différentes et la population est également différente (notamment au niveau de l'âge). Nonobstant, le différentiel du nombre de morts est tout de même colossal. 

    Deuxièmement, un dissident politique chinois a publié des photographies et des informations sur les personnes allant chercher les urnes funéraires de leurs défunts. Il a comptabilisé, via un calcul critiquable mais qui pourrait se tenir, 45.000 urnes à distribuer en tout. Un chiffre bien plus élevé que les 3.298 décès officiels. 

    Néanmoins, sachant que 7 personnes pour 1.000 meurent chaque année en Chine et que le pays compte 1 milliard d'habitants, on peut estimer le nombre de décès journaliers à 1.917 -- en supposant que ce nombre soit le même chaque jour, ce qui n'est évidemment pas le cas. En deux mois, la duréedurée du confinement, cela donne 118.260 morts. Ces morts peuvent-elles être attribuées au Covid-19 ? Ou bien à des morts « classiques » qui se seraient produites en « temps normal » et dont les décès n'ont pas pu être enregistrés car certaines personnes sont mortes seules, à leur domicile, à cause du confinement ? Des questions pour le moment sans réponse qui mériteront des enquêtes plus amples et un éclaircissement adéquat.

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